Pour une excursion aux îles Lavezzi, au large de Bonifacio en Corse-du-Sud, choisissez la navette avec débarquement si vous voulez marcher, vous baigner et déjeuner sur Lavezzu. Le circuit maritime de deux heures convient mieux pour admirer l’archipel sans descendre à terre. Ma préférence va à la navette, avec au moins trois heures sur l’île. À 9 h, la marine est encore fraîche, mais les premières files se forment déjà. Partir tôt évite une partie de la circulation, de la chaleur et des arrivées groupées sur les criques.
Navette ou circuit maritime : quelle excursion choisir ?
Les deux formules partent du port de Bonifacio, mais la journée n’aura pas du tout le même rythme.
La navette pour vivre Lavezzu à son rythme
La navette rejoint Lavezzu en environ 30 minutes. C’est l’île principale de l’archipel et celle où les passagers peuvent débarquer. Une fois à terre, le temps est libre jusqu’à la rotation de retour choisie, sous réserve des conditions marines.
Une escale d’une heure permet seulement de rejoindre une anse proche, de se baigner puis de revenir au ponton. Trois heures donnent assez de marge pour marcher vers Achiarina, pique-niquer et choisir une crique sans surveiller sa montre toutes les cinq minutes. Une journée entière peut sembler tentante, mais elle devient longue en plein été : il n’y a presque aucune ombre et aucun service.
Le circuit sans escale pour voir davantage depuis la mer
Le circuit maritime dure environ deux heures. Il passe devant les îles Lavezzi, Cavallo, Piana et Piantarella, puis revient vers les falaises de Bonifacio. Certains bateaux disposent d’un puits de vision pour observer les fonds. On ne débarque pas.
Cette formule convient aux personnes qui marchent difficilement, aux familles avec un très jeune enfant ou à ceux qui disposent seulement d’une demi-journée. Elle montre davantage de côtes, sans imposer les sentiers caillouteux ni le soleil de Lavezzu. Pour comparer avec les autres excursions en bateau en Corse-du-Sud, regardez surtout le temps réellement prévu à terre.
Repère terrain : les îles prennent une autre dimension dès que le ponton disparaît derrière les blocs de granite. Le bruit des moteurs s’éloigne, le sentier chauffe et l’odeur du maquis revient. C’est précisément ce que le circuit sans escale ne permet pas de ressentir.
Embarquer à Bonifacio sans rater le bateau
Les départs se font depuis la marine de Bonifacio. Vérifiez le point d’embarquement indiqué par la compagnie : les guichets, les quais et la citadelle ne se trouvent pas au même endroit. Une erreur de navigation dans les rues chargées peut facilement faire perdre vingt minutes.
Le stationnement proche du port est payant. D’autres parkings se trouvent à quelques centaines de mètres, notamment en direction de Sant’Amanza et de Spérone. Ils peuvent être plus intéressants pour une longue escale, mais il faut ajouter le temps de marche. Le dépose-minute sert à laisser des passagers, pas à garer une voiture pendant l’excursion.
Je conseille de prévoir 45 minutes de marge, et jusqu’à une heure après 10 h en juillet ou en août. Cette avance sert à trouver une place, rejoindre le guichet et vérifier le retour disponible. Pour la navette régulière, le programme publié en 2026 annonce des départs chaque heure de 9 h à 16 h et des retours de 11 h 30 à 17 h 30. Ces horaires changent selon la saison et la météo : ils doivent être confirmés le matin même.
- Demandez l’heure du dernier retour avant d’embarquer.
- Photographiez le nom du bateau et le point de débarquement.
- Gardez billets et téléphone dans une pochette étanche.
- Si le vent se lève, faites confirmer que l’escale est maintenue.
Repère terrain : un ciel bleu à Bonifacio ne garantit pas une traversée calme. Dans les Bouches, le vent peut lever rapidement une mer courte, assez pénible pour les personnes sensibles.
Quel itinéraire suivre sur l’île Lavezzu ?
À l’arrivée, beaucoup de voyageurs posent leur serviette dans la première anse visible. C’est pratique, mais rarement paisible. Quelques minutes sur les chemins balisés suffisent souvent à changer d’ambiance.
Avec une à deux heures sur place
Restez dans le secteur du débarcadère. Choisissez une crique accessible, baignez-vous, puis revenez avec une vraie marge. Les distances paraissent minuscules depuis le bateau, mais les détours entre les rochers ralentissent la marche.
Le terrain n’est pas sportif. Il est cependant irrégulier, étroit et exposé au soleil. Les tongs tiennent mal sur les pierres lisses. Des sandales fermées ou des chaussures légères suffisent.
Avec trois heures ou davantage
Suivez le sentier vers la plage d’Achiarina. Plus vaste que les anses proches du ponton, elle permet de s’installer et de nager plus longtemps. Elle attire aussi davantage de monde. En août, une petite crique moins photogénique, rencontrée avant ou après, sera parfois plus agréable.
Près d’Achiarina se trouvent les cimetières marins et le monument de la Sémillante. La frégate a fait naufrage dans les Bouches de Bonifacio en 1855. Quand j’accompagnais encore des groupes, je ralentissais toujours ici. Le vent et les tombes rappellent que cette mer lumineuse peut devenir dure en quelques heures.
Comptez environ une heure de marche pour le tour, sans baignade ni pause. Avec un masque et un tuba, restez près du bord et choisissez une sortie de l’eau bien visible. Renoncez si la houle pénètre dans l’anse : les passages entre les blocs deviennent vite glissants.
Repère terrain : ne quittez pas le balisage pour chercher une crique supposément vide. Les raccourcis abîment a machja, le maquis, et font rarement gagner du temps.
Quand partir pour éviter la foule et la mer agitée ?
Juin et septembre donnent généralement le meilleur équilibre : les rotations fonctionnent, la chaleur reste supportable et les sentiers respirent davantage. Avril, mai et octobre peuvent être très doux, mais les départs sont moins nombreux et la météo plus changeante.
En juillet et en août, les îles Lavezzi ne sont pas secrètes. Les criques proches du débarcadère se remplissent dès la fin de matinée. Le site garde sa force minérale, mais espérer une plage déserte à midi conduit souvent à la déception. Choisissez le premier départ et marchez avant de vous baigner.
Les personnes sujettes au mal de mer ont intérêt à s’installer vers le centre du bateau, à regarder l’horizon et à éviter un repas lourd avant la traversée. Si une forte houle est annoncée, reporter reste plus raisonnable que subir l’aller puis attendre avec inquiétude le retour.
Repère terrain : contrôlez le programme la veille, puis une seconde fois le matin. Les horaires affichés plusieurs jours plus tôt ne garantissent ni la rotation ni le débarquement.
Tarifs 2026, réservation et budget réel
En 2026, le circuit maritime de deux heures est affiché à 36 € par adulte. La navette aller-retour avec débarquement coûte 37 € par adulte et 26 € pour un enfant de 4 à 12 ans. Les moins de 4 ans voyagent gratuitement sur cette desserte. Vérifiez néanmoins le tarif au guichet, car les programmes peuvent évoluer pendant la saison.
Ces circuits réguliers fonctionnent sans réservation. En été, cela ne signifie pas qu’il faut arriver au dernier moment : stationnement, attente et capacité du prochain bateau restent les principaux points de friction.
Les sorties en semi-rigide, en voilier ou en catamaran se réservent généralement à l’avance. Pour 2026, une demi-journée en petit groupe commence autour de 80 € par personne. Une journée en catamaran avec repas tourne autour de 145 €. Le supplément paie surtout un groupe réduit, des arrêts baignade et davantage de temps en mer. Il ne garantit pas une crique vide ni un débarquement si la météo se dégrade.
Ajoutez le parking, l’eau et le pique-nique au prix du billet. Un départ depuis Porto-Vecchio ou Santa Giulia évite la route vers Bonifacio, mais la navigation est plus longue et la sortie souvent plus chère. Pour distinguer les itinéraires maritimes, consultez aussi le dossier bateau entre Bonifacio, les Lavezzi et la Sardaigne.
Repère terrain : avant de réserver une sortie privée, demandez le nombre maximal de passagers, ce que comprend le repas, le temps prévu autour de Lavezzu et les conditions de report.
Que faut-il emporter sur une île sans services ?
Sur Lavezzu, il n’y a ni eau potable, ni restaurant, ni toilettes, ni poubelle. L’ombre est presque inexistante. Ce dépouillement fait le charme du lieu, mais une gourde trop petite peut transformer l’escale en épreuve.
- Assez d’eau pour chaque personne et toute la durée prévue.
- Un pique-nique compact et un sac fermé pour les déchets.
- Un chapeau, une protection solaire et un vêtement couvrant.
- Des chaussures tenant le pied.
- Une veste coupe-vent pour la traversée.
- Un masque et un tuba si la mer est calme.
La poussette n’est pas adaptée aux sentiers. Avec un bébé, une longue escale au milieu de la journée est difficile faute d’ombre. Les animaux ne peuvent pas débarquer sur Lavezzu ; ce point doit être confirmé avec la compagnie avant l’achat.
L’île appartient à la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Il faut rester sur les chemins balisés. Il est interdit de grimper sur les rochers, de fumer, de pêcher, de cueillir des plantes ou de ramasser des coquillages. Tout repart avec vous, y compris les déchets organiques.
À qui conseiller — ou déconseiller — les îles Lavezzi ?
Cette excursion convient aux voyageurs qui aiment alterner marche courte, baignade et observation des fonds. Une famille autonome peut y passer une belle demi-journée en choisissant un départ matinal et en portant tout le nécessaire.
Je la déconseille à ceux qui recherchent une plage équipée, beaucoup d’ombre ou une journée sans contraintes. En août, l’addition du parking, des billets, de la chaleur et de la fréquentation peut donner un rapport plaisir-effort moyen. Une matinée sur certaines plages de Corse-du-Sud sera alors plus reposante.
Si la traversée est annulée, ne prenez pas la première sortie improvisée sous la pression. Bonifacio, Piantarella et les environs permettent de réorganiser la journée. Le répertoire des destinations de Corse-du-Sud aide à choisir un repli proche sans reprendre la route pendant des heures.
En pratique : choisissez la navette pour débarquer, prévoyez au moins trois heures sur Lavezzu et arrivez 45 minutes avant l’embarquement. Emportez beaucoup d’eau, des chaussures fermées et un sac pour vos déchets. Le matin même, confirmez la houle, le tarif, le maintien de l’escale et l’heure du dernier retour.